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Un couple et leurs quatre enfants achètent à Paris: elle est vosgienne et se souvient des aménagements de pin du châlet de son enfance, mais aussi du bleu de la maison familiale bretonne, il est belge et rêve de retrouver la chaleur des intérieurs de son pays. Les enfants, inquiets, découvrent l'acquisition de leur parent. C'est à l'origine une imprimerie en coeur d'îlot : 72 m² au rez-de-chaussée sans lumière naturelle, 216 m² au premier étage, s'infiltrant sous une construction de 4 niveaux vers la rue et éclairé zénithalement. Pas de vue sur l'extérieur, un éclairage ponctuel par verrière et une belle surface tout en longueur à aménager.
L'étude historique et structurelle des bâtiments indique que la surface du premier étage correspond à un atelier en fond de parcelle relié à l'édifice sur rue par une construction comblant une ancienne cour. Profitant des murs porteurs et des anciens percements, un patio est recréée sur une partie de celle-ci, permettant d'apporter vue et lumière naturelle au coeur du premier étage. Ce patio permet d'installer une chambre située dans le bâtiment sur rue, une cuisine dans le reste de la construction comblant la cour, et le séjour salle à manger sous les toits de l'atelier de fond de parcelle. L'ensemble est ponctué d'aplat bleu vif venu de bretagne et de Klein, le parquet est retrouvé, un vieux bar et un poêle installés. Le couple est heureux, les enfants dubitatifs : "Ou sont nos chambres?" demandent-ils.
Le plancher du premier étage correspondant à la surface sans lumière naturelle du rez-de-chaussée est détruite. Profitant des grandes hauteurs sous plafond, deux niveaux sont reconstruits. Ils dégagent ainsi la surface permettant la création d'un jardin d'hiver en triple hauteur en fond de parcelle. Les six chambres supplémentaires du programme y trouveront vue et lumière naturelle. Le jardin d'hiver deviendra vite une salle de jeux cathédrale. Cette nouvelle construction, véritable maison dans la maison, rejoint le premier étage existant par le demi palier d'un escalier à demi volet: gain de place permettant la création de trois salles de bains, éclairé par des vitrages opalescents sur le séjour.
L'ensemble se présente comme un grand jeu de construction en bois, entre meuble et édifice. C'est un amoncellement de grandes fenêtres épaisses, dont les nus de vitrages, le traitement des verres, les proportions variées et les ouvertures basculantes, pivotantes ou à frappe permettent de multiples aménagements: rangements, bibliothèque, bureau ou simple fenêtre,. Les vitres reflètent le soleil capté par la verrière et l'amène au pied du jardin d'hiver. Cette cascade de fenêtres est en pin grossièrement assemblé, le bois est brut et non traité : la maison des enfants devient un jeu éducatif de Fröbel géant ou un chalet du jura habité. On s'y amuse... Les enfants sont satisfaits.


Maîtrise d’ouvrage : privé
 
Situation: Rue Tessier - Paris
 
Montant des travaux: 180 000 € HT
 
SHON180 m² 
 
Equipe de maîtrise d’œuvre : 
Architecte mandataire > CFA
Chef de projet > Géraud Pin Barras
Collaborateurs > Floriane Bataillard, Ulrich Faudry, Mizuyi Hirayama, Bruna Da Silva 
 
Début des études: 2007 (commande directe)
 
Date de livraison février 2008
 
Programme : Transformation d’une imprimerie en appartement
 
Développement durable : consommation énergétique : 65kw/h/m²/an
 
Photographe : Cécile Septet



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